Nouveaux détails sur le lien entre solitude et risque de démence
1 mai 2022

Source : Harvard Health Publishing — Matthew Solan, mai 2022 (texte traduit de l’anglais)
Le fait de se sentir durablement seul est l’un des principaux facteurs de risque de déclin cognitif et de démence, notamment la maladie d’Alzheimer. Une étude publiée le 7 février 2020 dans la revue Neurology apporte de nouveaux éclairages sur le lien entre solitude et modifications cérébrales ultérieures.
Méthodologie
Les chercheurs ont évalué le niveau de solitude d’environ 2 300 adultes sans démence, d’âge moyen 73 ans, à l’aide de l’échelle CES-D (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale). La solitude était définie comme le fait de se sentir seul trois jours ou plus par semaine. Les participants ont également passé des tests cognitifs et des IRM cérébrales.
Résultats
Sur les dix années de suivi :
- 22 % des participants considérés comme solitaires ont développé une démence, contre 13 % seulement chez les autres.
- Les personnes solitaires âgées de 60 à 79 ans avaient trois fois plus de risques de développer une démence que leurs homologues ne se sentant pas seuls.
- La solitude était également associée à un volume cérébral plus réduit et à de moins bonnes capacités exécutives (planification, maintien de l’attention, mémorisation des consignes).
Conclusion
Cette étude renforce l’idée que les adultes solitaires, en particulier ceux qui ne présentent pas de risque accru lié à l’âge ou aux gènes, peuvent avoir un risque de démence élevé et être vulnérables à un déclin cognitif précoce.
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Note : Ces informations sont fournies à titre informatif et ne se substituent pas à un avis médical professionnel.
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